ECS_2016

ECS: crisis management and governance issues


International affairs, Public policy, Communications & Marketing, and Conflict prevention & Crisis management issues from an innovative perspective

Par Christopher O. de Andrés


GÉRER ET RÉUSSIR LES RELATIONS AVEC LES MÉDIAS EN SITUATION DE CRISE : LE RÔLE DU PORTE-PAROLE
(Janvier 2011)

Un porte-parole est un rôle spécialisé de la communication qui à mon avis implique quelque risques professionnels. Or, être porte-parole d’une organisation en crise il’s se est un exercice difficile et la première des choses à réaliser est de choisir un expert qui puisse être à l’hauteur des médias. Il est utile de se rappeler que le but dans une conférence de presse ou un point presse n’est jamais de répondre à la presse : il peut être de rassurer, d’informer, de limiter l’impact de la crise/les rumeurs négatives. Il doit avoir suffisamment d’habilité pour résister à la pression des journalistes, générer l’empathie nécessaire et projeter aux médias les « messages clés ».

Préparer le porte-parole consiste d’abord à « l’équiper » avec messages forces, mots/chiffres clés, analogies graphiques, questions/réponses, etc. Cet entraînement est fondamental et préalable aux prises de parole d’événements importantes.

Une fois que nous avons accepté d’accorder / de mettre en action une interview, une conférence de presse ou un point presse, la prochaine étape qui s’impose est déterminante : la préparation. Ensuite, il y a des règles de base à souligner :


- MESSAGES : doivent être courts (en radio ou à la télévision 20-30 secondes max.) pour notamment éviter les pièges du montage; limpides/clairs pour être compris en peu de temps; imagés parce qu’une image vaut mille paroles, en utilisant un exemple, des chiffres; populaires parce qu’ils sont adressés au public, pas aux journalistes.

- BUTS, L’ANGLE et CLIPS : les buts doivent être fixés avant chaque interview ou événement. L’angle est meilleur en l’ayant choisi avant pour éviter les improvisations. « L’angle acteur » c’est un angle positif au profit de notre vision de la crise (cet angle aborde les personnes impliquées dans la crise). Par contre, « L’angle révélation » c’est, en effet, habituellement en conflit contre l’organisation en crise.

- PHRASES CLIPS : l’art de l’ interview consiste donc à utiliser les questions que nous sommes en train de poser pour «passer» les messages que nous avons préparés. Si nous avons bien préparé nos messages, il ne reste qu’à trouver les façons de les lier aux questions posées. C’est une idée efficace composer de deux ou trois phrases CLIP (en anglais “soco – single overriding communications objective”) qui récapitulent l’ensemble du message. Nous pouvons nous appuyer sur ces phrases pour passer le message même si nous nous trouvons déstabilisés ou que le journaliste cherche à nous amener sur un autre sujet. Ces phrases constituent ce qui serait la conclusion d’une présentation, et non le développement.

- LANGAGE DU CORPS, GESTUELLE ET TON DE LA VOIX : spécialement interview à la télévision. En maîtrisant la gestuelle, en s’adressant au journaliste, pas à la caméra (jamais !). Il est important de contrôler le débit, le ton de la voix (posé mais énergique). Attention aux répétitions (eh bien, euh, etc.). En usant des silences (étranges en radio) sont par contre très « téléginiques ».

- En répondant directement à une question, en commençant par la conclusion.

- Le off the record, cela n’existe pas. Tout doit être rendu public.

- Le technique du « touchez et allez » (“touch & go”) : il est vital de ne pas se laisser entraîner par dans le rythme du journaliste. Cette technique est très utilisé par les politiciens. Par exemple, pour une question hors propos, nous devons rester sur notre terrain, ramener la discussion au sujet que nous voulons traiter : « Il y a quelque chose de plus important et c’est… » ou « Ce n’est pas la principale question. La vraie question c’est … ». « J’aimerais terminer la réponse…». Aussi, ne jamais dire qu’il a tort ou que la question est nulle « votre préoccupation est importante, mais le plus important, c’est plutôt le fait que … ».

- Ne pas chercher à meubler les silences, il est meilleur de laisser le journaliste reprendre la conversation quand vous avez dit ce que vous aviez à dire…

- Évitez les familiarités et en même temps évitez le « pas de commentaires » (lorsque nous disons cette phrase c’est précisément parce que notre organisation à quelque chose à cacher.

- Questions répétitives, imprécises, hostiles, difficiles, défavorables : le journaliste cherche à nous soutirer une information gênante, à nous prendre en délit de contradiction, à nous stresser pour faire monter le « ton ». Il y a une formule gagnante en trouvant le point de réel entre l’audience/auditoire et nous. Faites référence à l’émotion, a’intérêt humain; en montrant que nous avons des préoccupations humaines et que nous ne sommes pas simplement un bureaucrate, un fonctionnaire qui suit un dossier.

- Questions embêtantes : en reformulant la question nous aurons quelques minutes supplémentaires pour penser à la réponse (« J’aimerais que vous répétiez la question »).

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By Christopher O. de Andrés


Roma girl, wordpress
Roma girl, wordpress
(August 2010)

Recently over 8,000 Roma citizens have been expelled from France. Last Saturday 04.09.2010 crowds of demonstrators marched through the boulevards of eastern Paris to protest France’s Prime Minister Nicolas Sarkozy’s anti-crime measures. However, for some reason migrant children are not too often in the spotlight. Although they are one of the most vulnerable groups of European society –if not the most-; many have suffered various ways of violence, run away from poverty; become victims of trafficking, have apparently sunk into obscurity. As Council of Europe’s Commissioner for Human Rights, Thomas Hammarberg, points out “many live on the streets, disappear from the centres where they are accommodated, are kidnapped and exploited, fall into the hands of traffickers and are denied basic health care and education”.
We must keep in mind that, yes indeed, migrant children are first and foremost CHILDREN. Therefore, human beings. They deserve the same rights as others. The role of Council of Europe’s Framework Convention for the Protection of National Minorities and with the European Social Charter is to ensure free movement, non-discrimination, access to health, housing education, regardless of national identity. However, children who come along with their parents are individual and not mere belongings of their parents.

In order for these children in irregular situations to have a true chance to seek asylum, States should act within ‘the principle of the best interest of the child’ and have an INDIVIDUALISED AND RIGHTS-BASED APPROACH. Therein, it is fundamental to guarantee children access to compulsory and quality education, extra teaching of majority language combined with intercultural approach to education. “School attendance should never be used as a tool to identify and arrest irregular migrants” warns explicitly the Commissioner. The right to health for migrant children is also a priority right.

In this context, I would like to stress the relevance of equality in diversity. Dialogue between cultures aids social cohesion and is a priority for Council of Europe. Key recommendation to States to establish and implement “life projects” for all unaccompanied migrants minors, intent to fully strengthen the necessary skills to become an active, responsible and accountable member in society. Instead of being detained, States should provide competent custodians, appropriate accommodation to enhance their protection and, first of all, recognise the vulnerability of the child. These life projects will nurture future open and respectful exchanges of views between people from different ethnic groups, cultural, religious and linguistic backgrounds. These “life projects” will ensure local and national communities to resist intolerance, xenophobia, and discrimination.

Tracing the routes of Europe and our European culture are many colourful thematic itineraries retracing the history of the influence and exchange that have shaped European culture creating the cultural, social and spiritual diversity and richness of our continent. The way I see it, only if we allow migrant children voice their opinions -being treated individually- diversity will thrive, and 21st Century progress will flourish. Concerning the Commissioner’s key recommendations, I would lastly highlight “Family reunification” as a valuable right any child must enjoy, even if his/her parents do not have permanent resident status or are asylum seekers, within legal framework “in compliance of the best interest of the child”. And beyond this, there is a human angle in this legal analysis which to my understanding weights more than the law: human rights. Children simply have the right to life with their relatives and the right to family reunification applies to all children.
In 2010 we mark 60 years of the European Convention of Human Rights. It is time to plant new seeds of growth. Much has been said about Protocol 12 to the European Convention of HR, prohibiting all forms of discrimination. This covers social rights and allows citizens to complain before the ECtHR. At the time every country ratifies this protocol, it will be a catalyst towards acknowledging a true respect for multiculturalism and genuine/free movement of residents between members states. Children are the fresh blood which will nourish our upcoming social cycle. It will be a challenge which can only be pursued by the means of intercultural dialogue.

Posted by Christopher O. De Andrés, on Sunday, April 3rd 2011 at 08:45 | Comments (0)
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